Espèces observées
Les Passériformes
Les Passeriformes (Passériformes ou Passereaux) forment le plus grand ordre de la classe des Oiseaux.
Le taxon regroupe en effet plus de la moitié des espèces d'Oiseaux. La classification est sujette à une révision permanente, mais les passereaux, parmi les Oiseaux modernes, sont généralement distingués des Perroquets, des Colious, des Rapaces nocturnes, des Faucons, des Pics, des Colombes, des Grues, des Flamants, des Cigognes, des Grèbes, des Plongeons, des Manchots et autres clades moins familiers, au sein desquels les regroupements sont eux-mêmes sans cesse remis en cause.
Étymologie
Le terme Passereau semble dériver du latin passer. Passer désignait les petits oiseaux comparables aux moineaux. Dans le sud de la France, des termes issus de cette racine ont longtemps été utilisés en se déformant en passerat ou passeret par exemple. Cependant, ces noms vernaculaires ont finalement été supplantés par les termes originaires du nord de la France, termes qui donneront moineau. Passer désigne aujourd'hui un genre particulier de passériforme.
Les Fringillidae
Leur régime granivore, leur plumage souvent éclatant et leur chant mélodieux ont long- temps contribué à faire de ces espèces des oiseaux de cage appréciés.
Ils ont donc été victimes de la tenderie et, actuellement encore, de braconnage, même si leur détention est fortement réglementée.
réf : [10]
Pinson des arbres (Fringilla coelebs)
Le Pinson des arbres, l'oiseau nicheur le plus abondant de Wallonie, était particulièrement recherché dans le cadre de concours de chants.
Dans la nature, c'est un oiseau très territorial, de la taille d'un moineau. Il est affublé d'une double barre alaire blanche. Le mâle diffère de la femelle par son dessous rose brunâtre.
Les individus d'Europe occidentale sont sédentaires mais rejoints en hiver par ceux du nord-est de l'Europe. En octobre, ces derniers déferlent vers le sud-ouest en de nombreuses petites bandes que l'on remarque surtout par vent contraire. Les troupes d'hivernants sont souvent constituées d'individus du même sexe, ce qui a valu au Pinson des arbres l'adjectif coelebs(célibataire) dans son nom scientifique.
Si elle fréquente les nourrissages, cette espèce ne monte jamais dans les mangeoires mais se contente des graines tombées au sol.
Dès les premiers beaux jours de février, les pinsons commencent timidement à chanter. Ils n'émettront toutefois leur chant complet que plus tard, sur leur site de reproduction. Le final de ce chant diffère suivant les régions.
Les Pinsons des arbres ont donc leur dialecte.
réf : [10]
Le mâle adulte nuptial est assez bariolé. Le manteau et le haut du dos sont d'un brun-marron chaud. La tête est d'un gris-ardoise bleuté, excepté le front qui est noir et l'ensemble "lores, joues et couvertures auriculaires" qui est châtain.
réf : https://www.oiseaux.net/oiseaux/pinson.des.arbres.html
Lore : zone comprise entre l'œil et la base du bec.
Observations
Visiteur régulier, par moment en grand nombre en automne et en hiver.
Adulte
Pinson du Nord (Fringilla montifringilla)
Le Pinson du Nord, comparativement au Pison des arbres, a un plumage nettement plus bariolé, avec un croupion blanc ainsi que des barres alaires rousses et non blanches.
C'est un nicheur abondant dans les forêts nordiques et grand amateur de faînes.
Certaines années, ce migrateur, moins régulier actuellement que dans le passé, peut hiverner en grand nombre et fréquenter les mangeoires. Dans les régions où il abonde en hiver, il peut se rassembler en dortoirs de plusieurs millions d'individus.
réf : [10]
Le mâle adulte nuptial se reconnaît au capuchon noir qui lui couvre la tête et se poursuit sur le manteau et le haut du dos et à la belle teinte orange qui couvre la gorge et le haut de la poitrine et déborde sur les ailes.
En hiver, comme on peut le voir en hivernage chez nous, le mâle a perdu le noir de la tête et du dessus et ressemble à une femelle. En effet, les plumes de ces zones sont ourlées de brunâtre et terminées de brun-gris. Les côtés et l'arrière du cou sont gris. Le bec devient jaune-citron à la base. Par rapport à une femelle, la teinte orange reste plus vive et la tête plus sombre. L'œil est entouré d'un cercle oculaire beige complet ou non.
Observations
Au mois de mars 2022, aux alentours du 17, une nuée d'une cinquantaine d'individus sont venus et sont restés 3-4 jours à se reposer, se nourrir et puis repartir.
Adulte
En concurrence avec une mésange bleue
Pause dans la migration
Autour de la mare
Voir Autour de la mare
Verdier d'Europe (Chloris chloris)
Le Verdier d'Europe a des barres alaires jaunes mais, comme son nom l'indique, la teinte générale de son plumage sobre est le vert. Son bec est assez puissant, lui donnant l’allure d'un « moineau vert».
Très répandu comme nicheur, c'est, avec les mésanges, le visiteur le plus assidu des mangeoires où il se régale du tournesol qui lui est offert.
Nos verdiers sont principalement sédentaires mais sujets à un erratisme opportuniste en hiver.
Le Verdier est particulièrement sensible à la salmonellose qui entraîne de fortes mortalités. Si des verdiers viennent mourir à la mangeoire, il faut absolument arrêter le nourrissage et désinfecter et la mangeoire et le sol.
réf : [10]
Observations
Les années absentes sont des années que nous avons omis de noter.
Adulte
En observateur, un Chardonneret élégant
Chardonneret élégant (Carduelis carduelis)
Avec son masque rouge et ses barres alaires jaunes contrastant avec le reste des ailes noir, le Chardonneret élégant est impossible à confondre. La beauté de son plumage et de son chant ainsi que sa faculté d'adaptation à la captivité lui ont valu et lui valent encore d'être l'oiseau de cage indigène le plus recherché malgré la protection intégrale dont il jouit.
S'il est répandu comme nicheur, il est toutefois rare dans les grandes agglomérations, dans les plaines hesbignonnes et au pays de Herve, la cause de sa rareté résidant principalement dans le manque de ressources alimentaires.
Le Chardonneret se nourrit en effet des graines de diverses « mauvaises herbes » dont les chardons et les cardères. On connaît le sort que les agriculteurs et les jardiniers réservent à ces plantes.
Le Chardonneret peut aussi fréquenter les aulnes en hiver, parfois en compagnie des tarins Les mouvements automnaux ne constituent pas à proprement parler une migration car ils sont très irréguliers d'une année à l'autre. Il s'agit plutôt d'un erratisme orienté vers le sud-ouest, nettement moins marqué ces dernières années.
réf : [10]
Le mâle a le rouge de la face qui déborde l'œil vers l'arrière tandis que chez la femelle, le rouge s'arrête au niveau de l'œil.
réf : https://www.oiseaux.net/oiseaux/chardonneret.elegant.html
Observations
Adulte
Photo du 21 mars 2018
En hiver dans les lavandes
Photos du 20 janvier 2023
Dns les Oseilles sauvages (Rumex acetosa)
Photos du 06 juin 2025
Autour de la mare
Voir Autour de la mare
Linotte mélodieuse (Linaria cannabina)
La Linotte mélodieuse a un petit bec conique. Sa teinte générale est brune mais, au printemps, les mâles se parent d'un front et d'une poitrine d'un rouge éclatant. Elle niche en petites colonies dans des buissons et des haies. L'arrachage de ces dernières, la traque aux mauvaises herbes dans les cultures et l'usage d'insecticides la privent de milieux de reproduction et de ressources alimentaires.
La Linotte est donc en forte diminution. On voit de moins en moins de grandes bandes de centaines d'oiseaux qui, en été, profitaient des graines du lin mis à rouir. l'hivernage de nos oiseaux et de leurs congénères nordiques est aussi restreint mais des troupes se rencontrent encore, principalement lorsque des parcelles de culture comportent de nombreuses plantes adventices dont la linotte consomme les graines.
réf : [10]
Observations
Adultes dans les plantes en graines
En couple
Autour de la mare
Voir Autour de la mare
Grosbec casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes)
Si le bec d'un moineau, d'un verdier, d'un pinson est puissant, que dire de celui du Grosbec casse-noyaux, capable de broyer les noyaux des cerises. Avec la courte queue et la taille, c'est la caractéristique principale du plus gros de nos fringilles, nicheur assez commun et répandu en Haute-Belgique, rare ailleurs. Le Grosbec fréquente régulièrement les mangeoires où il fait la loi. Si nos oiseaux sont principalement sédentaires mais soumis à un erratisme hivernal, nous accueillons aussi des individus en provenance surtout du centre—est de L'Europe.
réf : [10]
Observations
Il n'est plus apparu depuis 2018. En 2024, il y a eu beaucoup d'observations du Grosbec dans les jardins, mais aucune chez nous.
Adulte
Mâle
Mâle
A côté d'un merle noir (mâle)
Un couple
Tarin des aulnes (Spinus spinus)
Le Tarin des aulnes doit son nom à sa préférence pour les graines d'aulne qu'il récolte souvent par bandes pouvant parfois dépasser la centaine d'oiseaux.
Chez nous, on le connaît surtout comme migrateur descendant vers le sud en octobre et remontant vers le nord en février. L'hiver, quelques bandes s'attardent aussi dans les aulnes et, lors de sa remontée vers le nord, le Tarin peut fréquenter les mangeoires. Cette espèce est peu fidèle à ses sites de reproduction. Elle est plutôt liée à l'abondance de la fructification des épicéas et peut s'installer comme nicheur dans les forêts ardennaises.
Le mâle a la poitrine jaune mais une calotte et un menton noirs lui sont propres.
réf : [10]
Observations
Les Tarins de aulnes reviennent effectivement au jardin à la fin de l'hiver, parfois e grand nombre.
Adulte
Photo prise le 09 mars 2013.
Une bande de Tarin des aulnes vient d'envahir le jardin. On peut observer sur la photo des Moineaux domestiques, un pinson du Nord, quelques pinsons des arbres.