Les Araneidae sont également appelées Orbitèles.
Toiles
Elles tissent des toiles élaborées, verticales ou circulaires : des fils rayonnent à partir d'un moyeu central et d'autres, collants ou non, sont en spirales.
Elles se tiennent au centre de la toile, attendant l'arrivée des proies.
Abdomen
Elles ont souvent un très gros abdomen ovoïde orné de motifs complexes et colorés (taches, bandes et marques irrégulières).
Yeux
Elles ont huit yeux : les quatre du milieu sont souvent disposés en carré, les quatre autres forment deux paires de chaque côté de la tête.
Pattes
Les pattes sont très épineuses.
réf : [13]
réf : https://fr.wikipedia.org/wiki/Araneidae
Espèces observées
En Belgique, 39 espèces .
Chez nous, 8 espèces et 1 super-espèce du genre Araniella/Épeires concombres (3 espèces dans le genre)
Épeire des bois (Aculepeira ceropegia)
Son nom vernaculaire est Épeire des bois, ou Épeire feuille de chêne, à cause du motif sur son abdomen.
réf : https://fr.wikipedia.org/wiki/Aculepeira_ceropegia
Le nom vernaculaire Epeire des bois est repris par Wikipedia.
Observations
Espèce très rare en Belgique trouvée chez nous au jardin.
Une seule observation, le 16 septembre 2024 : un mâle.
Imago
Toile
Épeire diadème (Araneus diadematus)
Elle présente, au niveau du dos de l'abdomen, un folium (dessin qui affecte la forme d'une feuille ornementale) caractéristique utilisé pour sa diagnose. Ce dessin présente un ensemble de taches blanches formant une croix et une partie médiane brune se terminant en pointe, bordée d'une ligne blanche en dents de scie. Ce dessin est d'ailleurs caractéristique d'un groupe d'épeires (Araneus marmoreus, Araneus pallidus).
Les deux sexes de l'espèce ont un aspect assez différent, principalement au niveau de la taille (dimorphisme sexuel). Ainsi, les individus mâles font moins d'un centimètre alors que les femelles peuvent atteindre deux centimètres et ont un abdomen plus volumineux, de forme arrondie. Les mâles mesurent de 4 à 11 mm et les femelles de 10 à 22,5 mm.
Épeire dérive des mots grecs ἐπί (epí) « au-dessus » et εἴρω (eírō) « entrelacer », ce qui donne littéralement « sur la toile ». Ce nom fait référence à la capacité qu’a cette araignée de tisser les toiles classiques verticales en spirale avec rayons.
Le mot diadème est une allusion à la croix que porte l'abdomen.
réf : https://fr.wikipedia.org/wiki/Épeire_diadème
Observations
Imago
Mâles
Femelles
Toiles
Accouplements
Du fait de sa taille réduite, le mâle doit faire extrêmement attention lorsqu'il souhaite approcher la femelle car elle risque de l'attaquer et de le dévorer comme n'importe quelle autre proie. C'est pourquoi le mâle apporte parfois un repas pour l'approcher. Les phéromones émises par la femelle permettent au mâle de la trouver. La femelle est réceptive trois ou quatre jours dans sa vie. Jusqu'à soixante mâles différents peuvent défiler, jour après jour sur une même toile. Elle se reproduit en fin d'été. Le mâle survit rarement à la fin de l'accouplement.
Les histoires d'amour finissent mal ... en général !
Accouplement 1
Les partenaires
20 septembre 2015
A ma gauche, la femelle
A ma droite, le mâle
L'accouplement
Du moins, en deux tentatives.
Accouplement 2
Eclosion du nid
À l'éclosion de l'œuf en mai, la jeune épeire a déjà toutes les caractéristiques d'un adulte, en dehors de la taille et des organes génitaux.
En 2026, les éclosions ont eu lieu un peu avant le 15 avril.
Les jeunes restent groupées dans le nid avant de se disperser dans la Nature.
Par contre, si on touche le nid, ils s'éloignent (pas trop) les uns des autres avant de se regrouper à nouveau dans le nid.
Épeire des fenêtres (Zygiella x-notata)
L'araignée tisse principalement sa toile dans le cadre des fenêtres mais on la trouve aussi sur les murs et les clôtures, sous l'écorce des vieux arbres. Elle s'établit également au sommet des pylônes et des poteaux électriques et sous les luminaires.
En climat tempéré, les adultes apparaissent de juillet à octobre, et sont parfois actifs jusqu'en décembre. Dans les régions plus chaudes, ils sont actifs toute l'année.
Les mâles mesurent de 3,5 à 8 mm et les femelles de 5,7 à 12 mm.
Le prosome est brun jaune avec un motif gris brun (le milieu un peu argenté) en forme de feuille sur l'opisthosome.
Le mâle et la femelle peuvent souvent être vus ensemble.
Les œufs hivernent dans un cocon et éclosent au printemps.
réf : https://fr.wikipedia.org/wiki/Zygiella_x-notata
Le nom vernaculaire Épeire des fenêtres est repris par Wikipedia et par le livre A la découverte des araignées et autres arachnides (ref [14]).
Observations
Comme décrit dans A la découverte des araignées et autres arachnides (ref [14]),
les mâles sont observés de juin à septembre,
les femelles de juin à octobre (en principe toute l'année)
les cocons à partir d'octobre (photos prises en mars)
Imago
Toile
Cocon
Cachés dans les encadrements des fenêtres
Épeire des roseaux (Larinioides cornutus)
C'est une araignée nocturne qui vit dans les endroits humides et près des plans d'eau, tel une mare, un étang ou un marécage.
C'est l'une des rares épeires qui vit plus d'un an. Elle passe l'hiver dans la tige d'une ombellifère, et se laissera geler. Elle replie ses pattes, et l'hémolymphe contenu dans celles-ci se concentre vers le corps.
Elle s'active tôt au printemps, à la recherche de ses premières proies.
Observations
Observée autour de la mare depuis 2024.
Imago
Femelle
Femelle
Larve-Nymphe
Toile
Sa toile en forme de spirale au dessus de la mare
Épeire des fissures (Nuctenea umbratica)
L'épeire des fissures se cache la journée dans une fissure de mur ou dans un creux d'écorce. Elle peut aplatir son abdomen et s'insérer dans une fissure de 3-4 millimètres de large près de sa toile. Souvent un fil de soie relie la cachette à la toile (mais pas toujours et parfois elle se cache à distance de sa toile) et on peut voir une patte qui dépasse de son repaire posée sur ce fil pour ainsi sentir les vibrations d'une capture éventuelle. Si une proie se fait prendre dans son piège, elle rejoint le centre de la toile puis - comme la plupart des autres araignées orbitèles - la localise grâce aux vibrations, lui inocule un venin et un suc digestif, l'entoure de fils de soie et la ramène dans sa cachette avec ses deux pattes arrière pour la consommer.
réf : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nuctenea_umbratica
Observations
Observée depuis 2018 au jardin.
Imago
En Chasse
Dans un hôtel à insectes
Toile
Argiope fasciée (Argiope bruennichi)
Originaire de la zone méditerranéenne, l'Argiope fasciée était autrefois particulièrement présente au sud de l'Europe (essentiellement au sud de la Loire mais également dans le Morbihan) et considérée comme rare au nord de cette ligne.
En Belgique, les observations ont été de plus en plus importante à partir de 2009, y compris dans les régions les plus froides en hiver comme l'Ardenne belge. Depuis lors, l'espèce est devenue commune.
C'est une espèce qui apprécie les milieux herbacés, ouverts et ensoleillés.
C'est une araignée orbitèle. Pour chasser, elle bâtit une toile géométrique (orbiculaire, forme proche du cercle) dans la végétation, généralement à moins d'un mètre de hauteur du sol. Elle fait sa toile dans les hautes herbes et les champs en friche ou dans les vallées chaudes et humides. Leur toile est facilement identifiable grâce à la présence du stabilimentum (motif blanc de soie en zigzag qui se trouve sur la toile).
L'Argiope fasciée présente un dimorphisme sexuel, le mâle étant plus petit et plus terne que la femelle.
Elle pratique le cannibalisme sexuel systématique avec plus ou moins de succès et également la polyandrie. Le mâle, au terme de l'accouplement, abandonne volontairement dans 80 % des cas son appareil copulateur ce qui diminue les chances d'un rival de féconder la même femelle et augmente ses chances de la fuir et de survivre après l'accouplement.
Après l'accouplement, la femelle pond rapidement 200 à 300 œufs dans un cocon blanc camouflé en brun, composé de soies de structures biochimiques différentes, suspendu dans les graminées peu au-dessus du sol. Les œufs hivernent à l'abri du gel. Une femelle peut pondre deux cocons.
réf :
[14]
https://observations.be/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Argiope_frelon
Observations
Imago - Mâle
Imago - Femelle
Toile
Le stabilimentum est bien visible
Cocon
A l'intérieur du cocon
En novembre 2016, nous avons découvert deux cocons en ignorant ce que c'était. Nous en avons donc ouvert un.
D'accord, honte à nous. Ci-après les photos prises à l'intérieur. On peut y voir les petites Argiopes écloses. Elles resteront dans le cocon jusqu'en avril-mai. après la dispersion, leur croissance est alors rapide.
Capture 1
Capture 2
La séquence a duré moins de 2 minutes.
Mangore petite bouteille (Mangora acalypha)
Les mâles mesurent de 3 à 3,5 mm, les femelles de 5,5 à 6 mm.
L'espèce cherche les habitats ensoleillés et secs, les pelouses sèches, les bords de chemin et les landes, parfois aussi en zone plus humide.
Les deux sexes se ressemblent, mais les mâles ont un abdomen plus mince, et une teinte plus foncée, parfois tirant vers le brunâtre, ainsi que des épines plus longues. Les jeunes peuvent présenter un dessin de l'abdomen orangé au lieu de noir.
Les mâles sont visibles d'avril à août, et les femelles de mai à août. Les jeunes apparaissent dès juillet et hibernent dans la litière ou la mousse. Ils réapparaissent en février.
Cette araignée orbitèle tisse une toile inclinée, presque horizontale, souvent très près du sol. Elle se tient au centre de sa toile.
En cas de danger, l'araignée se laisse tomber au sol depuis la toile. Elle devient alors très difficile à voir grâce aux couleurs de son corps qui forme un camouflage parfait.
réf : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mangora_acalypha
Observations
Observations depuis 2022, mais vraisemblablement présente plus tôt.
Imago
Toile
Capture
Épeires concombres (Araniella sp.)
Cette super-espèce regroupe ici trois espèces :
- Araniella cucurbitina (Épeire concombre)
- Araniella opisthographa
- Araniella alpica
Entre Araniella cucurbitina et Araniella opisthographa, l'examen des genetalia est nécessaire. De plus, , la coloration et le nombre de points noirs abdominaux est variables suivant les espèces, mais pas suffisamment pour permettre une identification avec certitude.
réf : [14]
L'Araniella alpica est plus rare et son environnement est plus spécifique : sur les arbres et les arbustes, de préférence les conifères, sur les reliefs jusqu’à 2000m.
réf : https://jessica-joachim.com/arachnides-2/arachnides/araneidae/araniella-alpica/
réf : https://arachno.piwigo.com/index?/category/41-araneidae
Observations
Observées régulièrement depuis 2015
Imago Mâle
Imago Femelle
Stade indéterminé
La photo a été prise le15 avril alors que les imago sont présents à partir du mois de mai.
réf : [15]