Dans notre jardin


Les Insectes


Les Lépidoptères (Lepidoptera)

Cycle de vie des lépidoptères

La description suivante reprend les étapes générales du cycle de vie des lépidoptères.

Pour la lisibilité, elle ne tient pas compte des spécificités propres à certaines espèces.

 

  • L'imago (adulte), voué à la reproduction, vole, butine pour se nourrir (mais pas tous), mais son but est de se reproduire

      Le mâle recherche une partenaire pour s'accoupler. La femelle, une fois fécondée, recherche une plante spécifique à l'espèce, appelée plante hôte,

      pour y pondre ses oeufs

  • les oeufs.

      La durée du développement embryonnaire est en général rapide (quelques jours).

      Parfois quelques semaines en fonction de l'espèce, voire passage de l'hiver

  • La chenille

      Une fois les œufs éclos, la chenille, ayant déchiré le chorion (enveloppe extérieure de l’œuf),  commence à s'en nourrir, puis dévore les feuilles de la plante hôte. 

     Durant cette période, la chenille grandit rapidement et en fonction de sa croissance, elle mue plusieurs fois en se débarrassant de sa peau devenue trop étroite.

  • La chrysalide

      La dernière mue de la chenille, par laquelle elle tisse un cocon et se transforme en chrysalide (appelée « nymphose »),  est le stade de développement intermédiaire

      entre la chenille et l'imago durant lequel la métamorphose est complète.

      Durant ce stade, le lépidoptère ne peut se déplacer ni se nourrir, et la structure de son corps se réorganise en profondeur pour passer de la chenille à l'imago.

  • L'imago

      A la fin du processus de métamorphose, l'imago commencera à sortir complètement de sa chrysalide (appelé « émergence »).

      Il séchera quelques temps (en heures) afin de déployer ses ailes, de dérouler sa trompe, ... avant de s'envoler vers de "nouvelles aventures".

réf : [11]

réf : https://fr.wikipedia.org/wiki/Chrysalide

Anatomie et aires des ailes

L'anatomie précise des ailes permet de décrire les spécificités ainsi que le dimorphisme des sexes des espèces.

réf [1] : Le livre de Tristan Lafranchis,

Papillons de France Guide de détermination des papillons diurnes, Diatheo, 2014, ISBN 978-2-9521620  dont est issu les dessins ci-dessus décrit très bien ces spécificités.

C'est un livre à emporter sur le terrain.

réf [12] Le livre Tristan Lafranchis,

Les Papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leurs chenilles, Collection Parthénope, 2000, ISBN 2-9510379-2-9

décrit plus en détail les comportements des papillons. Il illustre les stades de chaque espèces. 

Philippe Goffart (Attaché scientifique chez Département d'étude du milieu naturel et agricole - UCL) a participé à l'élaboration de la partie Belge. 


Rhopalocères et hétérocères

Il y a deux grands sous-ordres de papillons : les rhopalocères et les hétérocères.

Les rhopalocères sont communément appelés « papillons de jour », et volent effectivement exclusivement de jour.

Ils ont des antennes à extrémité épaissie en massue, en club de golf ou en coton-tige (rhopalon, massue et kéras, corne).

Les antennes en massue constituent le meilleur critère de reconnaissance.

Azuré commun (Polyommatus icarus) mâle

Photo prise dans la fagne de Malchamps (Spa)

Azuré commun (Polyommatus icarus) femelle

Photo prise dans la RN des Coteaux de mont (Theux)

Les entomologistes associent les Hesperiidae aux rhopalocères bien qu'ils en diffèrent par plusieurs caractères (extrémité de l'antenne en crochet, antennes très écartées à la base , corps très robuste).

Sylvaine (Ochlodes sylvanus)

Photo prise dans la fagne de Malchamps (Spa)

Hespérie de l'alcée (Carcharodus alceae)


Par contre, les autres papillons, les hétérocères, sont communément appelés « papillons de nuit ».

Ils ont toutes sortes d’antennes (plumeuses, filiformes,…) mais pas de massue.

Bien que l'expression « papillons de nuit » désigne dans le langage commun les papillons actifs entre le crépuscule et l'aube, de nombreux hétérocères volent de jour, parfois même exclusivement.

Les antennes pectinées sont des organes très élaborés qui sont généralement présents chez les mâles qui s’en servent pour détecter les faibles quantités de phéromone sexuelle libérées dans l’air par les femelles.

Disparate (Lymantria dispar) mâle

Pheosia gnoma (Bombyx Dictéoide) mâle

Gamma (Autographa gamma)

Moro sphinx (Macroglossum stellatarum)

Mais, tout papillon qui vole le jour n’est pas nécessairement un rhopalocère, puisque beaucoup d’espèces d’hétérocères (Moro-sphynx, zygènes, Gamma, ...) volent également le jour ; les appeler « papillons de nuit » comme c’est l’usage entraîne donc une forte confusion.
Et tant qu’on est dans les malentendus, il est faux de croire que tous les papillons de nuit ont des couleurs ternes : certains sont magnifiquement colorés

 

En Belgique, au 1er janvier 2026, on a observé  126 espèces de rhopalocères et 2452 hétérocères dont certaines

  • sont éteintes
  • n'ont plus été observées depuis un certain temps ou
  • des observations d'individus vagabonds.

Le site de référence pour les lépidoptères de Belgique est le site "Catalogue des lépidoptères de Belgique" géré par Chris Steeman.

Il reprend tous les lépidoptères observés en Belgique.

 

Au jardin, nous avons observé

36 espèces de rhopalocères

388 espèces/super-espèces d'hétérocères

(En cours de construction)

Pour chaque espèce, nous indiquerons si notre jardin possède la ou les plante(s) hôte(s) avec photos en illustration

Si c'est le cas, cela ne signifie pas que l'espèce s'y est reproduite.